Samedi 27 juin 2026, à Derval, en Loire Atlantique, on se mobilise contre la multiplication des entrepôts logistiques…
Par Jean-Luc Vrignon
Amazon a été livré à Derval, paquet mal ficelé, jeté comme une poignée de bêtises. L’affaire a été préparée en douce dans quelques arrières boutiques. Pour quel pourboire ?
Brutal et tardif, l’avis de livraison s’est fait par voie de presse. Les flux financiers court-circuitent la démocratie locale.
Boite noire métallique avec un sourire en façade. Non Amazon n’est pas un distributeur de bonheur ! Ce type de business racle tout. D’énormes engins ont commencé à terrasser les champs et les vivants qui y logeaient. Plus d’une dizaine d’hectares, décapée de son humus, pour recevoir une plateforme robotisée, décapée de ses humains.
A court terme, 75% des emplois annoncés seront supprimés, remplacés par l’intelligence artificielle et sacrificielle. Cette même entreprise annonce en même temps 14 000 suppressions d’emplois partout dans le monde. Qui plus est, un emploi à Amazon, c’est trois emplois supprimés ailleurs.
Ce système est destructeur, combien de terres artificialisées, de hideux hangars dressés, de trafics routiers augmentés, de millions de tonnes de CO2 pour servir une consommation sans limite et sans délai.
La vallée de la Chère et du Don concassées dans les carrières seront étalées sur ces grandes surfaces où s’y fera culture de béton et d’enrobé.
Et combien de projets miniers aux alentours pour alimenter la machine ? Cet Amazon est un fleuve qui assèche. Cette entreprise évite de participer pleinement au financement des services publiques et au droit du travail.
Ce modèle ne doit pas se diffuser, un territoire ne devrait pas se réduire à être un point de réseau, à une plate forme du monde affairée .
Ne laissons pas nos vies animées par une logistique. Retour à l’envoyeur, ce colis est piégé.
Grande mobilisation samedi 27 juin à Derval à 10h30 face au bâtiment de la comcom.
